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Saddle fitting
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19 novembre 2012

Le surfaix de travail

On me pose souvent la question du surfaix.

Il faut déjà déterminer de quel type de surfaix on parle : surfaix pour la longe? pour les longues rênes? pour la voltige? pour de l'amazone? Et je ne parlerai pas du surfaix d'attelage (que l'on appelle sellette quand on s'y connaît), je m'y connais pas du tout du tout dans ce domaine donc à d'autres le soin d'en causer.

Pour les quatre autres, deux catégories : le surfaix pour la longe et pour les longues rênes, d'une part ; et les surfaix de voltige et d'amazone d'autre part. Pourquoi cette catégorisation? Parce que le surfaix de longe ou de longues rênes ne suppose pas de cavalier, alors que le surfaix de voltige ou d'amazone, si.

Parler d'adaptation est quand même justifié, en matière de surfaix, même si c'est mille fois moins complexe qu'une selle (a fortiori s'il n'y a pas de cavalier d'impliqué) - de toute façon on aura bien compris que quel que soit le matériel employé, il FAUT vérifier l'adaptation.

On utilise le même type de surfaix pour la longe ou les longues rênes.

surfaix

En longe, le surfaix sert à fixer des enrênements, en longues rênes, il sert à "porter" les longues rênes et éviter qu'elles ne traînent par terre ou s'emmêlent dans les membres du cheval - grosso modo, hein. On peut tout à fait utiliser un surfaix en longe sans enrênements pour habiter le poulain à la sensation d'une sangle, ou faire un montage particulier avec des longues rênes de sorte à ce qu'elles agissent comme un enrênement. Quand on en vient aux ficelles et aux différentes manières de les nouer, l'humain fait preuve d'une inventivité surprenante.

Le surfaix de longe ou de longues rênes doit répondre à 2 critères, en matière d'adaptation au cheval :
1/ sa longueur devra correspondre au périmètre thoracique du cheval. Bien évidemment, c'est important pour son ajustement. Trop long, il ne va pas rester en place, trop court, les boucles de sanglage vont gêner le recul de l'antérieur du cheval (c'est comme pour une sangle courte trop courte ;-) Son bon ajustement (un peu comme une sangle : ni trop lâche, ni trop serré, on doit pouvoir passer la main sans forcer) lui permet de rester à sa place sans bouger, sans comprimer la cage thoracique.
2/ il devra dégager les épines dorsales et le garrot, impérativement. Si l'on applique une pression sur ceux-ci, on prend le risque de gêner le cheval, et on met en sursis le travail dans le bon sens (risque que le cheval se mette à la retourne). Donc on choisit un surfaix avec des matelassures de part et d'autre du garrot suffisamment épaisses pour bien le dégager. L'épaisseur est à choisir en proportion de la hauteur de garrot : sur un tonneau à la colonne noyée ou sur un pur-sang au garrot "aileron de requin", on n'utilisera pas franchement le même matériel. Si on n'arrive pas à trouver un modèle suffisamment haut, on peut utiliser un truc comme le pad de surfaix Le Tixerant. Enfin bon, ça implique qu'on bosse suffisamment souvent avec un surfaix pour y mettre le prix, parce que ça coûte une blinde.

La largeur de la gouttière a moins d'importance que pour une selle, dans la mesure où le surfaix concerne moins de vertèbres que la selle, ça ne gênera pas pour l'incurvation du dos. Il faut juste qu'elle soit suffisante pour ne pas pincer ; le surfaix étant dépourvu de structure rigide, il s'adapte de lui-même à l'ouverture du dos.

La matière du surfaix est assez secondaire. Un beau surfaix en cuir, c'est chouette, mais ça coûte cher. Et ça demande de l'entretien. Le surfaix en néoprène et nylon, c'est le choix pratique par excellente, un coup de jet d'eau, un coup d'éponge et on n'en parle plus. Par contre, c'est moins joli, c'est sûr, mais bon, si on ne fait pas de spectacle et qu'on s'en sert occasionnellement... Autrefois on utilisait des surfaix en grosse toile, ça peut avoir un certain charme suranné, mais c'est quand même bien moins pratique d'utilisation. Attention, les sangles en toile ça peut avoir tendance à se plisser (sur les chevaux à gros bidon), c'est pas bien agréable. Plus que la matière, c'est à la qualité qu'il faut faire attention : solidité des coutures, des aciers, des finitions.

La disposition des anneaux est importante. Plus il y en a, plus on peut mettre des ficelles, youpi! Plus sérieusement, ça permet d'affiner les réglages en fonction de l'attitude que l'on cherche à obtenir. On règle ainsi l'équilibre du cheval en fonction de sa morpho, du groupe musculaire que l'on souhaite bosser, ou encore de son niveau de dressage et donc du degré de rassembler que l'on exige. Adrien suggère de remplacer les anneaux par des mousquetons d'escalade, ce qui peut être assez pratique, mais ça demande d'ôter les anneaux ; on peut toujours accrocher des mousquetons aux extrêmités des différentes ficelles dont on souhaite parer nos fidèles destriers.
Quand on prépare un cheval à l'attelage via les longues rênes, on peut aussi trouver un surfaix de travail avec des clés de sellette (comme sur une sellette d'attelage, quoi). Pour les néophytes, les clés de sellette, ce sont des anneaux fixes où passent les guides.

clé de sellette

La place du surfaix est importante. Comme pour la selle, on évite de le placer SUR le garrot. On vise le passage de sangle naturel du cheval (= le sternum) et on place le surfaix à l'aplomb.

SURFAIXBILL

Mon poney, son passage de sangle majesteux

Alors évidemment, y a les chevaux mal foutus qui vont poser problème : ceux qui ont des côtes méga ouvertes et un tout petit passage de sangle, par exemple, ou encore ceux qui n'ont pas de passage de sangle du tout et qui ont une cage thoracique complètement tubulaire (quel beau mot).
Ou encore, avec certains montages (par exemple la longe qui passe dans le mors et qui est fixée au surfaix, pour bosser l'incurvation), on peut être amené à rencontrer le cas du "surfaix qui ne tient pas en place heeeeeeelp".
Ca peut dans ce cas être intéressant, d'après Adrien (mon consultant ès surfaix), de placer le surfaix sur la selle, comme ça il est fixé par le creux du siège et stabilisé par la présence d'une surface rigide.

C'est vraiment important que le surfaix soit fixe, quand il interfère dans la relation main / bouche, sinon ça parasite le message et bye bye finesse.

karl

Philippe Karl et Odin aux longues rênes

En terme de pads et autres tapis : comme pour une selle, ça sert à protéger avant tout le surfaix de la sueur du cheval. Dans le cas d'un surfaix en synthétique, étant donné qu'on peut passer un coup d'éponge direct après utilisation, ça ne sert donc à rien d'en mettre. Si on utilise un surfaix en cuir en revanche, ça permet de prolonger la durée de vie, la sueur du cheval étant acide et rongeant le cuir.
Le traditionnel rond en mouton au garrot : je comprends pas à quoi ça sert. Ca remplit la gouttière et ça dégage rien du tout.

moutongarrot

WTF???

Mieux vaut utiliser des pads de surfaix prévus exprès pour. On en trouve des pas mal, avec des passages de sangle et tout (suffit de chercher sur Internet!). C'est bien plus pratique que les tapis de selle, surtout avec les longues rênes qui se coincent dans les coins et tout...

En ce qui concerne les surfaix de voltige et d'amazone, je ne suis pas du tout spécialiste, donc je vais me documenter un peu sur la question et je reviens plus tard :-)

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Commentaires
B
Réponse bien tardive à Martine qui s'inquiète du peu de rembourrage des surfaits synthétiques.<br /> <br /> Ce n'est pas un gros problème. Le sufaix se place assez naturellement en arrière du garrot. Le sanglage est limité et le cheval ne porte pas de poids.<br /> <br /> De toutes les façons, le problème sera résolu en utilisant une chabraque épaisse et rembourrée que l'on placera assez en avant.
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B
Sur la photo montrant Philippe KARL, on voit qu'il porte ses éperons. Il font partie de l'uniforme. Dans la configuration du travail rênes longues raccourcies, ce la n'a guère d'importance, d'autant plus qu'il s'agit d'un cavalier particulièrement compétent et ayant une très grande pratique.<br /> <br /> Cependant, pour des raisons de sécurité, je ne saurai trop recommander de ne jamais travailler un cheval à la longe ou aux longues-rênes avec ses éperons en place. il existera toujours un risque de se retrouver en difficulté, le flot des rênes ou de la longe s'accrochant dans éperons, ce qui pourrait devenir mortel.<br /> <br /> Il est préférable d'en faire une règle absolue : jamais d'éperons dans le travail à pied.
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B
Mettre le surfaix sur la selle est moins problématique lorsque l'on travaille avec des longues-rênes courtes ou raccourcies, " le nez dans la queue ", comme sur la photo de Philippe Karl, cela est surtout commode si l'on désire ensuite monter le cheval, c'est le seul intérêt réel.<br /> <br /> <br /> <br /> Je trouve que le surfaix synthétique Waldhausen est l'un des plus satisfaisants si l'on intègre le rapport qualité / prix. Il existe en taille cheval et taille poney. Il est très bon marché, aussi, je recommande d'acheter d'emblée les deux tailles qui se complètent mais ne se recouvrent pas réellement d'emblée. Pour ce faire, il faut repercer des trous avec un poinçon à chaud, du genre pic à glace. On peut ainsi gagner plusieurs trous en haut et en bas de chaque contre-sanglon. Cela permet aussi de pouvoir utiliser l'une ou l'autre sangle. <br /> <br /> La taille poney devrait logiquement comporter autant d'anneaux que la taille cheval, mais plus rapprochés. On peut rajouter un anneau mobile de chaque côté, coulissants en force sur les contre-sanglons, cela est particulièrement utile sur les très grands ou gros chevaux. <br /> <br /> Le seul défaut notable du Waldhausen est que la bouclerie n'est pas en inox, et que les boucles sont encore en zamak, certes un peu plus solides maintenant. Ce sont en réalité des boucles de licol. Lorsqu'une boucle est cassée, c'est tellement compliqué de la changer que le matériel n'est pas économiquement réparable. <br /> <br /> J'ai écrit au fabricant, sans succès aucun. Je vais le faire à nouveau.<br /> <br /> <br /> <br /> La photo légendée VTF ??? , montre un surfaix bien trop petit pour la taille du cheval. En plus, il ne comporte pas assez d'anneaux latéraux, il en faudrait au minimum 4, et mieux, cinq ou six. Le surfaix lui-même semble être un surfaix de poney Waldhausen. Dans cette configuration; l'anneau mobile est quasi indispensable. <br /> <br /> Le luxe serait d'avoir une série de trois surfaix de tailles croissantes, comportant le même nombre d'anneaux latéraux (5 ou 6), descendant bas, complétés par des sangles assez courtes. Il faudrait que les différents éléments se vendent aussi en pièces détachées.<br /> <br /> <br /> <br /> La sellette d'attelage n'est pas le meilleur outil pour travailler efficacement un cheval. Les clefs ne sont guère utiles et certainement pas indispensables.<br /> <br /> <br /> <br /> A propos de l'incurvation du cheval. C'est d'une telle évidence que l'incurvation du corps est limitée, qu'il est inutile d'insister. Aucun cavalier sérieux ne cherche à la forcer. Elle doit être en harmonie avec celle de l'encolure qu'il ne faut pas exagérer. Il est par contre indispensable qu'elle soit juste. Dans le travail sur le cercle, il est nécessaire d'obtenir que le cheval soit en équilibre, légèrement incurvé. Il ne doit donc pas tourner comme le fait naturellement le poulain qui couche ses épaules et s'incurve à l'envers, rejetant sa tête vers l'extérieur<br /> <br /> A la longe, il est plus difficile de corriger rapidement cette mauvaise habitude, alors qu'il est facile de l'obtenir avec les longues rênes, et particulièrement en s'aidant adroitement de la chambrière en avant comme je l'ai décrit précédemment dans le corps du sujet.
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B
Ajout à mon commentaire précédent.<br /> <br /> Le fait de monter le surfait sur une selle est possible certes, par exemple pour détendre un cheval avant de le monter.<br /> <br /> Pour le travail lui-même, je suis plus réservé. Le surfait se place mal, trop en arrière, et le troussequin empêche les changements de main lorsque l'on travaille avec les rênes hautes. Ce n'est pas à recommander.
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B
1) contrairement à ce que l'on enseignait autrefois, et peut-être encore aujourd'hui : toujours tenir la chambrière en arrière de soi et basse, il faut apprendre à en tirer profit autrement. Il ne faut pas craindre de la tenir haute et même en avant du cheval, aussi bien à la longe qu'aux longues rênes. Au cirque les chevaux ne s'en effraient pas. Elle permet, bien employée, de ralentir un cheval et de cadencer son allure, et de l'arrêter. Elle permet, plus efficacement qu'en passant la rêne intérieure dans un anneau du surfait, d'optenir l'incurvation et surtout d'empêcher le cheval de se coucher sur le cercle. La main qui tient la chambrière, par une rotation du poignet, fait croiser la celle-ci par dessus l'autre main, elle s'élève alors pointant vers la tête et elle peut être un peu agitée : le cheval regarde, veut s'éloigner, ne le peut pas et s'incurve.<br /> <br /> Si cela ne suffit pas, vous pouvez venir effleurer une ou deux fois la barbe par en dessous.<br /> <br /> 2)Pour les longues rênes elles-mêmes, les guides en coton marron que l'on trouve encore sont les plus économiques, et sont nécessaires pour débuter les chevaux, mais avec les chevaux éduqués il est bien plus agréable d'utiliser des longes de travail (longes de rappel) en cuir utilisées pour le dressage des chiens de chasse (environ 12 mm de large et 3 d'épaisseur) Il est difficile mais pas impossible d'en faire confectionner de 15 à 16 m d'un seul morceau, ou d'en coudre 2 de 8m par exemple, et de les pourvoir d'un petit mousqueton à chaque extrémité. C'est suffisamment solide. J'en suis toujours à mon premier jeu.<br /> <br /> 3) Accessoires : <br /> <br /> a) poulies : il est bon de disposer de petites poulies d'accastillage pour drisse de 6 mm avec dispositif d'ouverture de la poulie à gorge par sortie de l'axe. Il faut pouvoir y fixer un petit mousqueton. Habituellement il faut 4 poulies.<br /> <br /> b) prolonges : habituellement on utilise deux prolonges en drisse tressée de nylon aux extrémités desquelles on fixe également des petits mousquetons.<br /> <br /> Les drisses torillonnées qui permettent, elles, de faire de belles épissures sont malheureusement à proscrire, car, sous la tension elles font vriller les rênes.<br /> <br /> 4) PESSOA. Je fais observer que l'on peu, par des renvois, disposer les prolonges de telle façon qu'on obtienne, par en haut, comme par en bas le même effet que l'enrênement Pessoa, avec en plus la faculté d'agir sur la bouche, et de pouvoir effectuer différents réglages, et ainsi de pouvoir mieux règler la position de la tête, la cadence, l'amplitude, l'impulsion, l'engagement et d'obtenir les transitions et les arrêts<br /> <br /> 5) SURFAIT : toujours le prendre avec 2 sanglons et 2 contre-sanglons de chaque côté (sécurité de mise en place avec les jeunes chevaux). Veillez à ce que les boucles soient à rouleau, excluez absolument les boucles de licol en zamac. Toute la bouclerie dout être en INOX. (C'est une économie à long terme).<br /> <br /> Il faut l'assortir de 2 sangles se complétant et permettant de l'ajuster sur les tous les chevaux et poneys dignes de ce nom. Le point de recouvrement deux sanglage se situe autour d' 1m 80 de périmètre thoracique.<br /> <br /> Il est bon de fixer de chaque côté un anneau supplémentaire entre les sanglons sur chaque sangle.<br /> <br /> 8) Il est indispensable d'utiliser une chabraque sous le surfait, placée un peu en avant pour éviter que les poulies ne viennent se prendre dans la crinière lorsque l'on travaille avec les rênes sortant en haut.<br /> <br /> 7) Je réfléchis à un dispositif de construction permettant d'élever le point d'accrochage des anneaux supérieurs pour avoir la même action que la main en place d'un cavalier, dite soutenue : soit à la hauteur des coudes ou immédiatement en dessous.<br /> <br /> <br /> <br /> ANNONCE<br /> <br /> <br /> <br /> JE SUIS POUR MA PART A LA RECHERCHE D'UN SURFAIX EN CUIR DE LA MARQUE NORTON, VENDU ENCORE IL Y A DEUX ANS PAR PADD, EN CUIR, AVEC BOUCLERIE INOX ET EN BON ETAT.<br /> <br /> IL N'EST PLUS FABRIQUÉ.<br /> <br /> A MOINS QUE VOUS NE CONNAISSIEZ UN MATÉTIEL SIMILAIRE NEUF.<br /> <br /> email : lepicleduc@gmail.com
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